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Biographie de Serge Lama

 
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Sérala
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MessagePosté le: Mar 29 Déc - 22:54 (2009)    Sujet du message: Biographie de Serge Lama Répondre en citant

Biographie de Serge Lama
 
  
S’il est un air qui caractérise au mieux le personnage et la carrière de Serge Lama, c’est Le temps de la rengaine:  
C’était le temps d’la communale
J’usais ma voix presqu’autant que mes pantalons
J’étais presque un enfant d’la balle

  
Serge Lama promène depuis toujours cette image populaire d’un artiste jovial et optimiste. Quel bel exemple de rage de vaincre et de courage face à l’adversité ! Du petit Chauvier au grand Lama, que de luttes, que de succès, et finalement quelle réussite !  

 
Malgré une enfance difficile, un accident qui faillit lui coûter la vie, et une traversée du désert, ce chanteur de talent, auteur de la plupart de ses textes, reste aujourd’hui un artiste incontesté.
  
Très présent dans les médias qu’il honore de son rire franc et chaleureux, Lama marque le paysage musical d’éternels succès: de Superman à Une île, en passant par Femmes femmes femmes, Les ballons rouges, Les p’tites femmes de Pigalle, Je suis malade, … Rappel d’une carrière époustouflante.  
  
Le temps de la fringale
 


  
Serge Chauvier naît à Bordeaux le 11 février 1943. Sa mère s’occupe du foyer et de son fils unique tandis que son père, Georges, tente de percer dans la chanson. Ce Creusois d’origine possède en effet une solide voix de baryton mais n’a pas la persévérance qu’aura, quelques années plus tard, son fils. Il mène une carrière « locale », chantant tout de même avec Marcel Amont, Georges Guétary ou Bourvil
 
 
Dans l’espoir de voir briller le nom de Chauvier en haut de l’affiche, Georges emmène sa femme et son fils à Paris. Nous sommes en 1950 et le petit Serge, du haut de ses sept ans, voue une admiration sans faille à son père. Mais Maman Chauvier ne voit pas la chanson du même oeil. Pour elle, c’est un métier de saltimbanque qui ne nourrit pas son homme.  

 
Malgré un contrat au Théâtre des Capucines qui déclenche chez Serge une véritable vocation de chanteur, la gloire ne viendra pas. Lassé par les attaques successives de sa femme, Georges décide d’abandonner la chanson pour un emploi plus lucratif de représentant de commerce:  

 
Un jour Papa a vendu de la margarine
Pour que Maman puisse chanter dans sa cuisine

  
  
Le temps de la revanche
 


  
Nous sommes en 1955 et cet abandon fait l’effet d’un électrochoc pour le petit Serge. C’est désormais certain, il « vengera » son père et chantera, lui, de l’autre côté du boulevard, à l’Olympia. Il écrit ses premières chansons à la même époque.  

 
Au lycée de Vanves, près de Paris, il se lance dans le théâtre et le dessin. Ce grand jeune homme bourru et solitaire n’a qu’une idée en tête: celle de chanter et d’en vivre. A dix-huit ans, il quitte le domicile familial et vit de petits métiers, jusqu’à ce que la guerre le rattrape.  

 
La France envoie alors sa jeunesse se perdre en Algérie, où elle fait le dur apprentissage de la mort et de la guerre. Pendant plus d’un an, Serge survivra en plein Sahara. A son retour en France, il suit le Conservatoire de Mireille, prend le nom de scène de Lama, et met en musique ses premiers textes.  

 
En faisant la tournée des cabarets, il fait la rencontre de Liliane Benelli, pianiste de l’Ecluse, célèbre cabaret. Elle deviendra sa maîtresse et son mentor. Grâce à elle, il se produit en première partie de Barbara puis de Brassens, et enregistre fin 1964 son premier 45 tours (A quinze ans). Enfin, il tient sa revanche. Tout en enregistrant régulièrement quelques 45 tours, Serge écrit pour les autres et se forge une solide réputation.  
  
Le temps du drame
 


  
Mais un événement dramatique vient chambouler sa vie et sa carrière. Le 12 août 1965, il est victime d’un terrible accident de voiture dans lequel Liliane trouve la mort. Jamais le chanteur ne se remettra de ce choc. Physiquement anéanti, il met plus d’un an à remarcher.

 
Ses prochains disques, c’est couché sur une civière qu’il les enregistre. Faisant preuve d’une abnégation extraordinaire, il se relève, plus fort que jamais, plus riche qu’avant, mais meurtri au fond de son âme.

 
Émue, la profession se rassemble autour du jeune homme et donne un concert de soutien dont les bénéfices lui sont entièrement reversés. Encore convalescent, mais sans cesser d’être productif, le chanteur enregistre en juin 1967 Les ballons rouges. Lama brille enfin aux yeux du public grâce à ce titre nostalgique et tendre.  
 
 
Son premier album, D’aventures en aventures, paraît en octobre 68 et marque le début d’une longue série de tubes. Ceux qu’il interprète d’une part (Le temps de la rengaine, D’aventures en aventures, …) et pour lesquels il remplit les salles (Bobino, l’Olympia, le Palais des Congrès, …) mais aussi ceux qu’il écrit pour les autres (Nana Mouscouri, Juliette Gréco, Régine, Zizi jeanmaire, …) car le chanteur est avant tout un auteur de grand talent.  
  
Heureuses associations
 


  
Généreux et partageur, Lama fonctionne en couple. Celui qu’il forme avec son épouse Daisy Brun pendant quelques années, puis avec Michelle qu’il épousera (et qui partage sa vie encore aujourd’hui) et avec laquelle il aura un garçon, Frédéric, en 1971; ceux qu’il forme avec ses amis auteurs et compositeurs (Yves Gilbert, Alice Dona, …).  

 
  
 
 
De ces associations artistiques naîtront de nombreux succès: les années 70 sont incontestablement les années Lama. Ce phénomène remplit les salles par dizaines de milliers sans pour autant céder à la mégalomanie. Il reste un artiste simple, esclave de travail et poète paillard. L’amour, l’amitié, la vie sont célébrés magnifiquement dans ses chansons tantôt mélancoliques tantôt explosives.  

 
Un album se démarque cependant sur l’ensemble de sa carrière: Lama père et fils sort fin 1981 et représente un des aboutissements de la passion de Serge: « venger » son père de son échec. Sombre contradiction: les deux artistes n’auraient sans doute jamais pu exister ensemble, tant la passion de l’un est née de l’échec de l’autre…  
  
Napoléon Bonaparte
 


  
Au début des années 80, Lama rompt la monotonie du succès et se lance dans l’écriture et la production d’une comédie musicale. Le thème en est audacieux: Napoléon, choisi plus pour la ressemblance physique que pour une supposée passion pour l’empereur. Malgré les difficultés du thème, la comédie est un grand succès pendant des années, et Serge en ressort grandi, quoique lassé par les critiques des journalistes.  
 
 
La mort accidentelle de ses deux parents dans un accident de voiture en décembre 1984 incite le chanteur à prendre ses distances avec les médias. Il commence une relative traversée du désert, durant laquelle sa production discographique se ralentit.  

 
Sans tomber pour autant dans l’oubli, il se fait plus discret. Pour preuve sa passion renaissante pour le théâtre dans les années 90, art populaire pour lequel il recommence tout à zéro, et qui renforce auprès du public son image accessible et sympathique.  
  
Puis les années 90 passent, entre chansons, théâtre et radio. Avec le millénaire, Lama nous revient plus vivant que jamais, avec un splendide album, digne des plus grands artistes. Feuille à feuille, sept ans après son dernier album studio, réveille les passions avec quatorze morceaux de bravoure, tendres (Si tu le veux), sensuels (Quand est-ce qu’on fait l’amour ?), enjôleur (Moi je rends les femmes belles) et poétiques (Les jardins ouvriers).  

 
On l’avait laissé s’éteindre peu à peu, le rangeant du côté des artistes poussiéreux. Le voilà à nouveau, époustouflant, enchaînant à soixante ans, radios, télés, concerts et interviews avec une aisance et un humour ravageurs. Le grand Lama est de retour…
  
  

_________________
Le bonheur est l'instant qui abolit le temps - Serge Lama -


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MessagePosté le: Mar 29 Déc - 22:54 (2009)    Sujet du message: Publicité

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