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FERRER Nino

 
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Danièle
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MessagePosté le: Lun 11 Jan - 22:12 (2010)    Sujet du message: FERRER Nino Répondre en citant

Nino Ferrer a passé les premières années de sa vie en Nouvelle-Calédonie où son père, ingénieur, travaillait. De retour en métropole dès 1947, le jeune Nino, après une scolarité parisienne au lycée Saint-Jean de Passy, se lance dans des études d'ethnologie et d'archéologie préhistorique à la Sorbonne. Parallèlement, il se livre avec passion à de nombreuses activités dont la peinture et la musique.
À la fin de ses études, Nino Ferrer part faire le tour du monde sur un cargo, participe à quelques fouilles en Mélanésie et, de retour en France, se consacre à une musique qui depuis longtemps le fascine : le jazz. Sa discographie commence en 1959 - puisqu'il fut cette année-là contrebassiste sur deux 45 tours des Dixies Cats et l'année d'après bassiste sur un disque des Gottamou. Au début des années 1960, il accompagne la chanteuse américaine Nancy Holloway et propose, en vain, ses propres compositions aux maisons de disques. En 1963, la chance lui sourit enfin puisqu'il peut enregistrer son premier disque (Pour oublier qu'on s'est aimé). Sur la face B figure un autre titre, Un an d'amour, dont il existe une version italienne et une autre espagnole, présente sur la bande originale de Talons aiguilles de Pedro Almodóvar sous le titre Un año de amor.
Le disque n'aura qu'un succès très relatif en France mais sera diffusé dans d'autres pays européens, au Japon et même au Moyen-Orient. Il lui faut attendre 1965, après de nombreux échecs (groupes avortés, rupture puis réconciliation avec Barclay, sa première maison de disque), pour que l'occasion lui soit donnée de renouer avec le succès par le truchement de Mirza. Succès immédiat qui conduit Nino Ferrer à enregistrer d'autres tubes - parfois à contrecœur - tels que les Cornichons, Oh ! hé ! hein ! bon ! - lui imposant, et pour longtemps, le rôle du chanteur rigolo. Comme Henri Salvador, il se rattrape en interprétant des mélodies tristes et graves sur les faces B de ses disques (Ma vie pour rien).
Son rôle de chanteur décalé possède des avantages certains (succès, argent, conquêtes) mais le caractère plutôt entier de Nino Ferrer s'en accommode mal. Rompant avec le showbiz, il quitte la France et part s'installer en Italie où il restera trois ans, jusqu'en 1970. Alors que des disques continuent de sortir en France (Le téléfon, Mao et Moa, Mon copain Bismarck nettement plus ironiques), Nino Ferrer gagne en notoriété grâce à une émission qu'il anime, Io, Agata e tu.
À son retour en France, il s'installe dans le Quercy où il se lance dans l'élevage de chevaux, mais sa rencontre avec un guitariste Irlandais, Micky Finn (homonyme de l'ancien percussionniste de T. Rex décédé en 2003) lui rend le goût de la composition musicale. Micky et ses musiciens suivent Nino à Paris et deviennent les Leggs. Après des mois d'une écriture personnelle et de composition, sort en 1971 Métronomie. Si l'album n'a qu'un succès mitigé, l'un de ses titres, La Maison près de la fontaine, se vend à plus de 500 000 exemplaires en 45 tours. Certains morceaux de cet album sont d'une composition associée au genre du rock progressif (Métronomie 1 et 2, Cannabis...), le sortant ainsi de l'étiquette variété auquel il était assimilé. On note une progression à partir de cette date quant au travail plus complexe de composition de ses morceaux.
Les années passent et Nino Ferrer, père de deux garçons, Pierre Ferrari et Arthur Ferrari, continue de sortir des albums (Nino and Leggs, Nino and Radiah, Suite en œuf, Véritables variétés verdâtres) qui ne marchent que très moyennement, quasi-systématiquement occultés par un ou deux 45 tours qui, quant à eux, remportent un succès considérable. C'est le cas de la chanson le Sud (tube de l'été 75), qui lui permet en 1976 d'acquérir une bastide, (au cœur du Quercy Blanc, dans la région des Vaux, près de Montcuq), qu'il équipe d'un studio d'enregistrement. En 1979, sort Blanat, puis il part en tournée avec Jacques Higelin. Les années suivantes sortent La Carmencita, Ex-Libris, Rock'n'roll cowboy (dont Frank Margerin dessine la pochette), entrecoupés de rares concerts. Un autre album, 13e album, passe quant à lui complètement inaperçu, mais, au début des années 1990, il renoue avec le succès auprès d'une nouvelle génération en Italie puis en France grâce à la sortie d'une compilation qui permet de faire découvrir - à côté de succès historiques - d'autres compositions plus rares. Sous l'égide d'Yves Bigot (directeur général de FNAC Music), il sort un autre disque, La Désabusion, expose à Paris ses peintures puis part en tournée avec un tout nouveau groupe mis en place par Philippe Poustis (directeur artistique de FNAC Music). Un ultime album, composé de différents titres chantés et/ou écrits par des membres de sa famille ou ses amis, sort en 1993 : La Vie chez les automobiles.
Cinq ans plus tard, en juillet 1998, sa mère Mounette meurt. Un mois après le décès de celle-ci, le 13 août 1998, le chanteur se tire une balle dans le cœur en plein champ de blé situé à quelques kilomètres de chez lui, alors qu'il avait commencé à enregistrer avec les Leggs ce qu'il envisageait comme son dernier album, intitulé Suite et fin. Il aurait eu 64 ans deux jours plus tard. Il repose à Montcuq.


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MessagePosté le: Lun 11 Jan - 22:12 (2010)    Sujet du message: Publicité

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isabelle
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Inscrit le: 26 Déc 2009
Messages: 284

MessagePosté le: Jeu 14 Jan - 22:55 (2010)    Sujet du message: FERRER Nino Répondre en citant

Qui n'a pas dansé en boite de nuit sur "mirza" ou " le sud"?

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Danièle
Membre inscrit


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Inscrit le: 28 Déc 2009
Messages: 205
Localisation: Metz

MessagePosté le: Ven 15 Jan - 13:15 (2010)    Sujet du message: FERRER Nino Répondre en citant

le SUD c'est une merveille ; je l'ai entendu chanter à un enterrement  (dans l'église) d'un général qui s'était suicidé, c'était très impressionnant

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